FCO‑1 : des vaccins gratuits disponibles jusqu’au 30 juin 2026
Dans le cadre du renforcement de la surveillance et de la prévention de la fièvre catarrhale ovine (FCO), un arrêté publié au Journal officiel du 2 juin 2026 prévoit la mise à disposition gratuite de vaccins contre le sérotype 1 (FCO‑1) sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Au total, 813 191 doses sont disponibles pour les élevages bovins, ovins et caprins.
Ces doses doivent être utilisées avant le 30 juin 2026.
La vaccination peut être réalisée directement par l’éleveur. Toutefois, lorsqu’elle est effectuée par un vétérinaire, les frais liés à la prescription et à l’injection restent à la charge de l’éleveur. Seules les doses de vaccin sont prises en charge par l’État.
Le sérotype FCO‑1 est actuellement présent en Espagne, mais aucun cas n’a été détecté en France à ce jour. Cette campagne de vaccination s’inscrit donc dans une démarche préventive, visant à limiter le risque d’introduction et de diffusion du virus sur le territoire.
Par ailleurs, plusieurs sérotypes circulent déjà en France, notamment FCO‑3 et FCO‑8, ce qui nécessite une vigilance particulière et une approche adaptée à chaque exploitation.
Dans ce contexte, il est recommandé :
- d’analyser le rapport bénéfice/risque de la vaccination,
- en concertation avec leur vétérinaire,
- en tenant compte de leur situation sanitaire, de leurs pratiques d’élevage et des mouvements d’animaux.
Concernant le vaccin contre le sérotype FCO‑8, le stock État n’est actuellement pas réouvert, et aucune visibilité n’est donnée quant à une éventuelle remise à disposition.
Toutefois, des vaccins restent disponibles sur le marché privé auprès des vétérinaires.
Fièvre aphteuse : reconnaître la maladie et protéger son élevage
Apparue récemment en Allemagne, Hongrie, Slovaquie, puis de façon marquée à Chypre et en Grèce depuis mars 2026, cette maladie virale touche exclusivement les animaux à deux onglons, notamment les ruminants et les suidés. Elle peut entraîner des conséquences économiques lourdes pour l'ensemble de la filière.
Elle se transmet facilement par contact direct entre animaux, mais aussi indirectement. Certaines espèces comme les ovins, caprins ou camélidés, peuvent cependant être peu symptomatiques, ce qui complique la détection précoce, tandis que les porcins excrètent de grandes quantités de virus.
Dans ce contexte, la vigilance quotidienne des éleveurs et l'alerte immédiate du vétérinaire sanitaire au moindre doute sont essentielles pour limiter la diffusion.
Afin d'accompagner au mieux les éleveurs, une fiche réflexe a été élaborée en collaboration avec la SNGTV et la Coopération Agricole Pôle animal.



